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Manon. — Manuel. 107
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plainte contre le nommé Ogimbel Tofcan, Italien de nation, fe difant opérateur, ct dit qu'au mois de mars dernier lui plaignant et ledit Tofcan fe font affociés enfemble, fuivant un écrit fait double entre eux, pour faire voir au public pendant trois mois, favoir le plaignant un grand lion à lui appartenant et ledit Tofcan un oifeau rare et curieux, et ce à moitié de gain et moitié de frais et nourriture. Que pour cet effet, le plaignant a loué une boutique fur ledit quai neuf dont il paye le loyer en fon nom. Les chofes cn cet état, il n'y a fortes d'injures et de mauvais traitemens dont ledit Tofcan et fa femme n'accablent continuellement le plaignant et fa femme pour les obliger à céder leur lion moyennant ce qu'ils voudroient leur donner et de quitter ladite boutique, ce qui ne feroit pas raifonnable, cette boutique ayant cté louée, comme dit eft, au plaignant et non audit Tofcan ; que d'ailleurs ce dernier doit au plaignant une fomme de 92 livres pour fa moitié tant du loyer de ladite boutique que des tapifferies, chaifes et bancs, dont il ne peut tirer un fol dudit Tofcan, qui eft un homme brutal auquel il n'eft pas polfible de faire entendre raifon et dont le but n'eft uniquement que de fatiguer le plaignant par des injures, menaces et mauvais traitemens qu'il ne ceffe journellement d'exercer fur lui et fa femme, jufque-là même qu'il l'a menacé que fon lion ne vivroit pas longtems. Et comme le procédé dudit Tofcan ne peut être regardé que comme une tyrannie qu'il exerce fur le plaignant et fa femme ; que d'ailleurs il a avec lui deux finges qui ne font pas compris dans Ia permiflion que leur a accordée M. le Lieutenant général de police, lcfquels deux finges ont mordu pluficurs perfonnes, raifon pour laquelle le plaignant l'a engagé plufieurs fois à renfermer lefdits deux finges, ainfi que lui plaignant a fait de deux finges qu'il a auffi, fans que ledit Tofcan en ait voulu rien faire ; que d'un autre côté ledit Tofcan arrache les dents dans ladite boutique fans en avoir non plus la permiflion, ce qui pourroit encore caufer de la peine au plaignant dans le cas où ledit Tofcan feroit faifi. Dans ces circonftances, pour parvenir à fe féparer d'avec un homme tel quc Tofcan et l'obliger à lui payer ladite fomme de 92 livres, il eft venu nous rendre la préfente plainte.
Signé : Giuseppe Manfredi ; Regnaudet.
(Archîves des Comm., n° 1447.)
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ANON (M»c CARRÉ, dite), actrice de l'Ambigu-Comi-,que, puis du théâtre des Grands-Danseurs du Roi en 1773.
(Almanach forain, 1773.—Le Chroniqueur x. désoeuvré, I, -O.)
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M
ANUEL, danseur de corde du théâtre des Grands-Danseurs du Roi en 1787.
(Journal de Parit, juin 1787.)
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